Sharelock, le cadenas sécurisé Made In France

Sharelock, le cadenas sécurisé Made In France

Sharelock, le cadenas sécurisé Made In France 1000 553 Altyor

Rencontre avec le co-fondateur du premier réseau de cadenas sécurisé

Alexandre Molla est le co-fondateur de Sharelock, fondé au côté de Nicolas Louvet. Tous les deux, experts de la mobilité ont créé cette pépite française en 2020. Sharelock est un acteur émergent, néanmoins déjà reconnu pour son expertise de la mobilité douce, dont la mission est de débloquer massivement l’usage du vélo, en répondant au défi du stationnement sécurisé. Sharelock, ce sont deux solutions hautement complémentaires, le premier réseau de cadenas partagés au monde d’une part, une assurance innovante contre le vol de vélo d’autre part.

Dix minutes avec ... Alexandre Molla
production made in france

Altyor, partenaire industriel Made in France de Sharelock

De sa nouvelle unité de production française sortira en 2022 les premiers cadenas sécurisés Sharelock. Altyor, dans sa volonté de promouvoir la mobilité douce, est fier d’être le partenaire industriel de Sharelock qui inaugure les nouvelles lignes d’assemblages françaises.

ALTYOR : L’histoire dit que la création d’Uber a été inspirée par le besoin de deux américains d’avoir un taxi un soir enneigé à Paris. Quelle était l’inspiration derrière Sharelock ?
Sharelock, c’est d’abord une rencontre entre Nicolas Loubet qui est un expert reconnu aujourd’hui en termes de mobilité en Europe, qui accompagne depuis 20 ans les pouvoirs publics mais aussi les grands groupes privés sur les sujets de mobilité. On s’est rencontré lorsque j’étais chez Uber puisqu’on a travaillé ensemble à étudier l’impact d’Uber dans les villes pendant 5 ans. Mais à l’origine de Sharelock, il y a surtout un constat. Le constat que le manque de stationnement sécurisé est un obstacle majeur à la pratique du vélo. Il y a toujours plus de vélo, qui sont toujours plus beaux, toujours plus électriques, toujours plus chers aussi. Les villes essayent d’accompagner ce développement du vélo avec toujours plus de pistes cyclables. Et la vérité, c’est que si on ne sait pas où garer son vélo en sécurité à destination, on risque juste de ne pas prendre son vélo le matin. La vision de Sharelock, c’est donc de débloquer l’usage du vélo en répondant aux défis du stationnement sécurisé.

ALTYOR : On comprend que Sharelock apporte une solution qui vise à lever un frein sérieux à l’adoption du vélo en milieu urbain, c’est-à-dire le vol. Mues par la volonté de développer des mobilités alternatives à la voiture est-ce que les municipalités se grimpent dessus pour déployer vos cadenas ?
Alors, les villes, les collectivités, les métropoles, les premiers acteurs organisateurs de la mobilité des territoires urbains connaissent très bien le sujet de la mobilité, connaissent très bien le défi du stationnement sécurisé pour les vélos. A peine quelques mois après avoir développé notre prototype et surtout avoir testé dans le cadre d’un pilote, notre solution, nous avons vu un fort intérêt des pouvoirs publics, en particulier des villes, des collectivités, pour notre solution et aujourd’hui, ce sont elles qui viennent nous voir pour arriver à comprendre comment notre solution pourrait être déployée dans leur territoire. Puisque notre solution est extrêmement agile. Il n’y a pas de génie civil, elle est sans coût pour la collectivité puisque c’est Sharelock qui porte l’investissement ainsi que les opérations. Donc c’est une solution intéressante pour ces collectivités qui, en plus du bénéfice du déblocage des mobilités douces sur leur territoire grâce à notre solution, vont aussi avoir accès à des données anonymisées concernant la mobilité douce engendrée par notre solution, ce qui en fait donc un outil de politique de mobilité locale. Aujourd’hui, nous avons également noté des marques d’intérêt très fortes de la part de grandes villes à l’étranger, mais aussi d’acteurs de mobilité à l’étranger, des acteurs qui gravitent dans le secteur, notamment sur les opérations de Bike Sharing et qui voit tout l’intérêt de notre solution. Et du coup, avec qui on est en discussion pour les déploiements dans d’autres pays que la France.

ALTYOR : Sharelock est l’illustration par excellence d’une solution fondée sur la mise en association de logiciels, du web avec des équipements matériels. Lever des fonds pour financer le développement de matériel, est ce que cette tâche a été rude ?
Alors Sharelock est un projet très ambitieux. Si le constat est évident sur le manque de stationnement sécurisé. Sur le fait que ce manque de stationnement sécurisé est un obstacle majeur au développement des solutions de mobilités douces. C’est un constat qui est également documenté, notamment par une étude que nous avons menée auprès de 4000 personnes dans les villes de plus de 200 000 habitants. Les solutions que nous déployons sont inédites. La majorité des fonds d’investissement, particulièrement en France, se focalise sur le financement de solutions 100% software, le plus souvent dans le cadre d’approche BtoB, en proposant une solution hybride, donc avec du hardware, une infrastructure certes légère, mais une infrastructure quand même, avec du développement industriel également derrière. Ainsi que nous avons une approche intégrant des pouvoirs publics comme interlocuteur privilégié. Beaucoup des fonds avec lesquels nous avons échangé n’ont pas su appréhender le niveau de risque que notre projet représentait dans le cadre d’un site. Moins de 2 ans après notre lancement, nous avons largement lever les doutes concernant notre capacité à développer une solution unique mais également travailler à l’industrialisation de la production de cette solution ainsi qu’à l’opération et au déploiement à l’opération de maintenance. Nous avons également levé les doutes quant à notre capacité à travailler avec les villes et quant à leur appétit, puisqu’aujourd’hui, ce sont déjà 3 villes dans lesquelles nous avons déployé notre solution commerciale et par ailleurs, aujourd’hui, ce sont les villes qui viennent nous voir pour pouvoir déployer notre solution. Donc aujourd’hui, si on a lancé notre solution d’infrastructure hardware avec succès, nous avons en plus déployé en partant de notre expertise de la mobilité et aussi cette première solution que nous avons développé une solution d’assurance unique qui vient compléter notre offre pour répondre à notre mission de débloquer massivement l’usage du vélo en répondant au défi du stationnement sécurisé.

ALTYOR : Sharelock aura bientôt 2 ans. Si tu pouvais remonter le temps à mai 2020 et recommencer qu’est-ce que tu ferais autrement ?
Il est difficile de dire ce qu’on aurait pu faire autrement ces 2 dernières années étant donné la vitesse à laquelle nous avons, un, déployer une solution qui n’existait pas et qui a donné lieu d’ailleurs à des dépôts de brevet. Deux, industrialiser la production de cette solution hardware à un moment où dans un cadre international plutôt compliqué entre le COVID et la situation géopolitique. Les sujets de hardware, de supply chain et de production quand tout un tas de pièces viennent de l’international, potentiellement sont compliqués. En fait, réussir ça dans un délai de deux ans, c’était déjà un acte d’espoir. Par ailleurs, réussir à convaincre les villes de la pertinence de notre solution, nous faire confiance d’un point de vue opération, là encore, c’est un défi que nous avons relevé et enfin lancer un produit d’assurance vraiment disruptif pour répondre à ce sujet de la peur du vol du vélo qui est en train d’émerger aujourd’hui, là encore en moins de deux ans, je pense qu’on peut être vraiment fier de ce que l’équipe a accompli. Maintenant, si j’avais un conseil à tous les entrepreneurs qui se lancent dans des projets hardware qui nécessitent du financement, donc ce serait d’aller extrêmement vite avec une approche itérative. Ça, c’est le premier conseil extrêmement important d’aller vite, d’apprendre vite, de faire des choix rapidement également, car chaque jour qui passe, c’est de l’argent qui est dépensé sans revenu en face, potentiellement. Donc la vitesse, cette capacité d’itération et d’adaptation, elle est clé. Le deuxième conseil que j’aurais, c’est de bien s’entourer. Il y a évidemment le choix d’une équipe forte, pertinente, mais il y a aussi le choix de partenaires stratégiques importants, que ce soit dans le développement du prototype, puis par la suite, dans l’industrialisation de la production, puisque c’est dans l’alignement de la culture, de la vision, de la capacité à réagir, à itérer que vous allez avoir une association qui sera successful. Essayer d’avoir un grand nom de l’industrie quand on est un tout petit Poucet a peut-être qu’en fait vous allez juste avoir une association qui ne fonctionne pas. Avoir en revanche les bons acteurs, les bons partenaires à chaque étape de votre développement, ça c’est peut-être la clé.

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